Retracer tout mon parcours : la chute

Retracer tout mon parcours du début jusqu'à la fin.

Après 4 années d’horreur, de douleur, d’arrêt maladie.

Vous avez été nombreux à me demander d’écrire un post avec en détail les dates, périodes et évolution de mon état.



syndrôme du colon irritable, intestins perméables ,candida, brûlures d'estomac, SIBO, gastrite, spasmes, gaz, ballonnements, intolérances alimentaires

Syndrôme du colon irritable, SIBO, candida, intestins perméables, brûlures d'estomac, gastrite, spasmes, gaz, ballonnements, constipation, intolérances alimentaires multiples, maladies auto-immunes,...

je suis passée par tous les stades, du pire au meilleur...


Comment remonter la pente quand on a atteint ce point là?
Comment croire encore à la lumière quand on souffre continuellement chaque jour?
Comment s'accrocher au fait qu'on va s'en sortir alors que la médecine traditionnelle est incapable de nous aider?


Pour que vous compreniez toutes les étapes par lesquelles je suis passée...

... je vais donc vous redonner la chronologie exacte de mon chemin vers la guérison :





Avril 2012 : cela fait 1 an que mon mari et moi essayons d’avoir un enfant.


Mais n’ayant aucune règle (aménorrhée totale) depuis mes 18 ans, nous comprenons que sans un coup de pouce médical, nous n’y parviendrons pas.

Rendez-vous chez le gynécologue : prise d’un traitement hormonal devant continuer sur plusieurs mois.

Au bout de 10 jours, je stoppe les hormones (contre l’avis de mon gynécologue qui me dit que les hormones chimiques ne donnent aucun effet secondaire…).

Je les stoppe car depuis le début mon état se dégrade à vitesse grand V : brûlures d’estomac abominables, spasmes, nausées, douleurs diffuses dans tout le corps, incapacité à dormir la nuit (à cause des douleurs).






Juin 2012 : malgré l’arrêt des hormones, mon état ne s’améliore toujours pas. 


A chaque repas, je souffre de douleurs digestives, mon estomac est un feu sans fond, je souffre de brûlures d’estomac abominables, une douleurs tellement aigue que j’ai l’impression d’avoir faim tout le temps.

N’en pouvant plus de ces douleurs, je vais voir mon médecin traitant. Qui m’envoie directement chez un gastro-entérologue.

Rendez-vous chez le gastro-entérologue : au vue de mes symptômes, il pense que j’ai un ulcère. Donc il me programme une fibroscopie (gastroscopie) sous anesthésie générale pour 3 jours plus tard.

Résultat de la fibroscopie : j’ai une oesophagite stade 2, une gastrite, et une hernie hiatale.

Prescription du gastro-entérologue : 1 Inipomp (IPP) chaque soir + 3 sachets de Gavison par jour (1 sachet après chaque repas).






Juillet 2012 : je vais mieux, les brûlures d’estomac sont moins violentes, je peux à nouveau manger de tout sans souffrir de l’estomac.



Par contre depuis que je prends les IPP, je constate que je ne vais plus du tout à la selle (l’Inipomp me constipe totalement) et que j’ai de plus en plus de spasmes intestinaux, gaz, et problèmes pour digérer.







Septembre 2012 : la dose de l’Inipomp initiale n’est plus suffisante.


Comme si mon corps s’y habituait. On me double la dose d’Inipomp – 2 Inipomp par jour (1 le matin, 1 le soir).








Novembre 2012 : mes douleurs intestinales commencent vraiment à devenir invivables.


Je ne peux pratiquement plus marcher tant cela me lance, mes spasmes sont tellement violents que je suis prise de vertiges après chaque repas.
De plus, mon transit est toujours bloqué.

Rendez-vous chez le gastro-entérologue : rajout d’antispasmodiques pour mes spasmes intestinaux (Debridat / Trimebutine), ainsi que de laxatifs pour ma constipation (Spagulax).







Janvier 2013 : Même en dehors des repas maintenant, je souffre le martyr. 



Spasmes, coups de couteaux dans les intestins, douleurs à la selle, sont mon lot quotidien.

On me rajoute d’autres antispasmodiques (Meteospasmyl) ainsi que des laxatifs (Transipeg).







Mars 2013 : malgré la prise de laxatifs, je commence à faire occlusion intestinale sur occlusion intestinale. 


C’est le début de mes séjours en urgence à l’hôpital.

Dorénavant, pour éviter les occlusions intestinales, je suis mise sous Movicol+2 litres de laxatifs par jour+suppositoire Eductyl+huile de paraffine. 
Et ajout du médicament Resolor, médicament pour stimuler les intestins.

En parallèle, la dose d’Inipomp n’est à nouveau plus suffisante : ajout d’Azantac (Ranitidine) 2 comprimés par jour.






Avril 2013 : mise en arrêt maladie. 


Je souffre 24h/24, ne peux plus dormir allongée (je dors assise sur mon canapé).
Je ne peux plus rien manger sans douleur.
Et même sans manger, les laxatifs et IPP me broient les intestins à chaque prise (comme si on me brossait de l’intérieur). Je ne digère plus rien.

Je vais voir d’autres gastro-entérologues.

Chacun y va de sa sauce :
« non non vous pouvez tout manger » (lorsque je leur dis que j’ai noté que certains aliments me font plus de douleurs que d’autres, notamment les produits laitiers)
« c’est dans votre tête, il faut que vous arrêtiez de stresser »
« vous devriez voir un psy »
« je vous rajoute des antispasmodiques, des antalgiques, des antidouleurs ».





Mai 2013 à Décembre 2013 : mon état ne fait que s’empirer.


A la fin de l’année 2013, je suis dorénavant sous 40 médicaments par jour : IPP, anti H2, antispasmodiques, antalgiques, antidouleurs, somnifères, laxatifs, ...







Et malgré cela, je souffre toujours autant le martyr.

La médecine traditionnelle m’enfonçant plus qu’elle ne m’aide, et mon mari me voyant dépérir, nous décidons de nous tourner vers d’autres médecines, plus naturelles : acupuncture, hypnose, ostéopathie, psychiatre, nutritionniste, homéopathe, nutrithérapeuthe, médecine chinoise, …

Mon porte-monnaie se vide à vitesse vertigineuse, tout le monde y va de sa main, mais continue à m’enfoncer : aucun de tous ces thérapeutes ne m’aide, leur traitement ne me fait aucun bien, au contraire je continue à m’enfoncer.

Je comprends alors que soit je trouve une solution par moi-même, soit je vais finir par en crever.





Novembre 2014 : je commence ce blog. 


Car je me sens très seule, ne trouve aucune information sur les moyens de m’en sortir.
Aucun blog, aucun témoignage, aucune histoire sur laquelle m'appuyer, y croire, trouver des solutions. Je suis dans un brouillard sans nom.

Ma meilleure amie me dit :
« créé toi-même ce blog que tu ne trouves pas ».


Je réfléchis plusieurs semaines, n'étant pas adepte des blogs et d'étaler ma vie ainsi sur Internet. Mais plusieurs semaines plus tard, je craque et je créé mon blog.


Pour moi la création du blog signe le début de ma volonté de m’en sortir par moi-même. Me sortir de cette horreur.




C’est le début des recherches, des découvertes, et de mon nouveau combat : m’en sortir par moi-même.





La suite au prochain post….


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Auteur:

Malade depuis 4 années de colopathie fonctionnelle, SIBO, candidose, brûlures d'estomac, reflux, je m'en suis moi-même sortie. Je vous fais partager sur ce blog tous les moyens qui m'ont permis de m'en sortir.

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7 février 2016 à 17:49

J'ai des frissons partout. Un début de témoignage touchant... Je me reconnais tellement dans tout ça... J'ai l'impression de lire mon histoire avec quelques étapes qui diffèrent.

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Isa
7 février 2016 à 19:18

Oui, dur dur tout cela. Comment j'ai pu être aveugle à ce point et me laisser broyer par la médecine...

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7 février 2016 à 21:10

j'ai eu l'impression de lire mon parcours je crois qu'on est beaucoup à se reconnaitre dans tout ça, c'est quand même triste de voir à quel point la médecine moderne est timbrée !

ps. tu as écrit "La médecine traditionnelle m’enfonçant plus qu’elle ne m’aide"
tu veux plutôt dire la médecine conventionnelle ! ;) les médecines traditionnelles c'est pas ça qui nous coule au contraire
Soso

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Isa
7 février 2016 à 21:21

Oui, autant pour moi, c'est bien "médecine conventionnelle" que je voulais en effet écrire, j'aurai dû me relire, dans le feu de l'action et les émotions ;)

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7 février 2016 à 22:24

Brrrrr .... et tt ca a cause de fichu hormônes "juste" parce que tu souhaite donner la vie..la plus belle chose qui pourrait tarriver! Esper ne pas vivre mes complications qui saccumule aussi trop longtps et trouver les "meilleures " solutions pr vivre comme tt le monde en plus de ma fibro..courage a toi. Merci de tes partages qui ns font avancer..😉 courage ac ton mari

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Isa
7 février 2016 à 22:29

Oui c'est ça, et après la spirale médicale infernale : toujours plus de médicaments, et des médicaments pour contrer les effets secondaires des autres médicaments, etc.
Et après, on dit que la sécurité sociale est en déficit, mais les médecins au lieu de chercher la cause creuse eux même le déficit.

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13 février 2016 à 14:23

Bonjour, ce n'est pas de l'aveuglement, vous avez fait confiance... Et tout le monde peut comprendre cette confiance vu que ces médecins sont censés détenir les solutions et les remèdes . C'est juste ça le problème : ils ne maîtrisent pas mais pensent détenir le savoir...

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13 février 2016 à 14:25

Ils ne sont pas formés à autre chose qu'à soigner des symptômes
Ils ne maîtrisent pas les causes on ne les forme pas à ça
C'est la formation de base de la médecine conventionnelle qu'il faut vraiment revoir en urgence

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Isa
13 février 2016 à 19:59

En fait, c'est plus (je pense) question qu'ils ne veulent pas prendre le temps et qui ont le souci du "soulagement immédiat" : quand tu rentres dans leur cabinet, ils ont le but de te soulager immédiatement, en te donnant tous les médicaments possibles et immaginables pour y parvenir. Quitte à masquer la vraie cause, ça il s'en fiche.

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