Le soutien, la motivation : 2 points essentiels pour s'en sortir

Le soutien...
La motivation...

Ce sont 2 points cruciaux et essentiels pour s'en sortir.



Car nos douleurs sont dures à supporter, souvent mal comprises par l'entourage.

En effet, nous avons mal dans notre corps, nous avons des douleurs qui ne nous quittent pas.

Mais ces douleurs sont invisibles : on les sent de l'intérieur mais elles ne se voient pas de l'extérieur.


Alors je suis sûre que bon nombre d'entre vous se sont déjà heurtés à l'incompréhension et à des phrases du genre :

  • "ah tu suis la mode du sans gluten toi aussi" (non non, je ne suis aucune mode, je veux juste pas crever)
  • "sérieux t'en as pas marre avec tes caprices, t'as pas envie de manger comme tout le monde?" (si si, croyez-moi je donnerai TOUT pour pouvoir manger un bon hamburger chez Mac Do, et ne serais-ce que pouvoir aller au restaurant et ne pas me sentir déchiquetée parce que tout ce qu'il y a sur la carte va me mettre au fond du lit pendant minimum 1 semaine...)
  • et la question qui tue : "ça va?" et toi qui commence à répondre "non" et à te sentir déjà coupable de ne pas aller bien (encore) ...

***************


Il y a 2 mois, je faisais 25 kilos. 
Oui, j'en étais arrivée à ce poids là car je ne mangeais plus rien tant les douleurs étaient abominables.

Il y a 2 mois, je faisais 25 kilos, je sortais de l'hôpital (j'y étais rentrée à 30 kilos suite à mon ingestion de gluten et ils m'avaient nourris là bas en intraveineuse, en 2 semaines je perdais 5 kilos supplémentaires).
Et à cette sortie d'hôpital, le gluten était à tout jamais rayé de ma liste des possibles.

Mais ce n'est pas pour cela que les choses sont allées mieux pour moi.

Je ne pouvais rien manger et continuais à perdre du poids.

Et je me suis trouvée face à une incompréhension totale de la part des médecins :
aucun médecin ne me prenait plus au sérieux et me parlait d'anorexie et que mes douleurs physiques étaient dans ma tête. Que si je remangeais et regrossissais, j'irais mieux et je n'aurais plus aucune douleur.

Au bout du 2ème médecin à me dire cela, j'ai craqué, et je me suis mise dans la tête que j'allais reprendre du poids rapidement pour qu'on me prenne au sérieux et me guérisse.

En 2 mois, j'ai pris ... 35 kilos...

Et les médecins ne me parlent plus du tout d'anorexie mais m'ont bien menti :
  • j'ai grossi, remangé, mais je souffre encore plus que lorsque je faisais 35 kilos de moins
  • ils sont incapables de me soigner et tous leurs produits et médicaments qu'ils me donnent me détruisent encore plus.

Au final, j'ai tout perdu, je me dégoûte, mon corps me dégoûte, et je souffre le martyr. Jamais eu les intestins aussi endommagés. 
Tout ça pour ça.
Je crois qu'ils ne pourront jamais réaliser le mal que tout cela m'a fait.

Il y a 2 mois, je pouvais encore supporter des carottes cuites en purée, du poisson et de la viande blanche.
Et là suite à mes 2 jours avec mon alimentation carottes cuites en purée/poisson/viande blanche, je réalise que les carottes cuites en purée me provoquent des crises de colite et que la viande blanche ne passe pas sans des brûlures d'estomac horribles.

Voilà le carnage : j'en suis à ne plus supporter AUCUN légume, AUCUNE viande, AUCUN féculent, AUCUN fruit, seulement du poisson blanc.

Donc, croyez-moi, si je n'avais pas à mes côtés mon super méga incroyable (non non je n'exagère pas ^^) mari, j'aurais craqué depuis bien longtemps ! Je tiens bon pour LUI, et je ne lâcherai pas les armes pour LUI.


***************


Alors, je sais que chacun de vous vit et traverse des moments difficiles, et je n'aurai qu'une chose à vous dire : trouvez une personne à qui vous confier, qui vous comprenne et vous soutienne, et emmerdez toutes les autres personnes qui ne comprennent rien et sont à côté de la plaque.

Il suffit d'UNE et UNE SEULE personne, cela suffit amplement : cela peut être votre mère, votre père, votre frère, votre sœur, votre cousine, votre meilleur ami, ou qui que ce soit d'autre.

  • Une personne qui ne vous juge pas aux apparences (car aujourd'hui quand je dis que je souffre, tout le monde me répond: "ah bon pourtant t'as l'air bien portante".... vive le monde des apparences et que je m'arrête au physique; pourtant lorsque j'étais à 25 kilos mes douleurs physiques étaient moins importantes mais là les gens me croyaient quand je disais que j'avais mal...).

  • Une personne qui vous demande comment vous allez et écoute votre réponse.

Pour vous qui est cette personne ?

Pour moi, il s'agit de mon mari, et pour illustrer son soutien je vous retranscris ci-dessous quelques uns des petits mots qu'il m'écrit le matin avant de partir au travail et que j'ai le bonheur de trouver et lire lorsque je me réveille :

Coucou BB,
Bonnes raisons de pas criser ce jour :
1) parce que j'ai jeté les produits Nestlé !
2) parce que je t'aime
3) pour guérir
4) pour reprendre le boulot
5) pour te venger des médecins et de ceux qui doutent de toi
6) pour ne pas grossir
7) pour toi
8) pour BB
Je t'aime


ou le petit mot de vendredi matin :

Je t'aime avec un grand A. Ton attitude des derniers jours me rend très fier de toi. Tu fais plus attention à ta santé et aux conséquences de tes actions. Si tu continues comme ça, ça finira par payer, pour moi, pour toi, pour BB, courage.


Alors, pour toutes ces personnes à nos côtés, on doit leur dire : 



Et ne rien lâcher et TOUT FAIRE pour aller mieux.
Pour que ces personnes qui nous ont donné leur aide, on leur rende la pareille.



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Auteur:

Malade depuis 4 années de colopathie fonctionnelle, SIBO, candidose, brûlures d'estomac, reflux, je m'en suis moi-même sortie. Je vous fais partager sur ce blog tous les moyens qui m'ont permis de m'en sortir.

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Kelly
4 juillet 2015 à 15:57

Ton post est tellement vrai. C'est tout à fait ce que je ressens.
Cette phrase m'a bien fait rire :
"ah tu suis la mode du sans gluten toi aussi" (non non, je ne suis aucune mode, je veux juste pas crever)
Je suis complètement d'accord, quand on répond "non" au "ça va?" traditionnel, on culpabilise énormément, car on voudrait dire "oui super" et ne pas embêté les gens. Donc on a le choix entre mentir en disant que ça va, et se sentir frusté et seule face à soit même. Ou bien de dire "non" et on culpabilise. Il devrait y avoir un 3ème choix plus facile.
C'est adorable les petits mots que ton mari te laisse, tellement attendrissant et motivant ! :)

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4 juillet 2015 à 21:30

Coucou. Je suis entièrement d'accord avec toi, c'est vraiment ce que que l'on ressent face aux gens (et ce qu'ils nous font ressentir). Perso, je ne suis pas aussi atteinte que toi. En faisant bien attention à ce que je mange, aux quantités ça va à peu près. Après, à part une amie qui comprends un peu, je n'ai personne qui me comprenne et je fais avec. Et c'est vrai que quand on a quelqu'un, c'est un "tout" car perso y a des périodes où quand je vais au plus mal, je comprends certaines personnes qui souffrent toutes seules et qui se suicident. Je n'ai jamais eu cette envie attention, mais j'ai réalisé la situation de certains.
J'espère sincèrement que ta situation va évoluer ; je suis ta situation et donc ton blog au jour le jour même si je n'interviens pas à chaque fois. Je te dis donc COURAGE à défaut de ne pouvoir t'aider autrement.

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4 juillet 2015 à 22:07

Tout à fait. Et parfois lorsque l'on me demande si je vais bien, je réponds "oui oui": fonction de la personne que j'ai en face de moi. Cela évite de s'enfoncer dans l’incompréhension... qui nous fait encore plus de mal que de mentir en disant que l'on va bien.

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4 juillet 2015 à 22:10

Merci Aline de ton soutien et ta fidélité face à mon blog, cela me touche que tu me suives chaque jour, merci à toi!
Oui, et c'est pour cela que l'on doit se soutenir entre nous, car qui de mieux pour comprendre que quelqu'un qui vit la même chose :)

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Anonyme
5 juillet 2015 à 01:13

Je suis vraiment touchée par ce que je viens de lire, devant ton courage et ta force. Tout ca tellement bien raconté. Je ne sais pas comment je peux te soutenir. Je peux te dire en tout cas que ca me fait du bien de te lire car je me sens moins seule.

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5 juillet 2015 à 15:27

Merci. Rien que de savoir que mon blog permet d'aider et de rassembler toutes les personnes qui souffrent pour justement ne plus se sentir seule, cela me fait du bien car je sais que tout ce que je traverse et ai pu traversé aura alors eu un sens :)

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30 mai 2016 à 21:07

Je suis estomaquée (sans mauvais jeu de mots ;) ) des 35 kilos pris en 2 mois dans l'optique d'être plus crédible en apparence et pour ne pas qu'on attribue tes maux à un trouble du comportement alimentaire comme l'anorexie. Comment as-tu fait pour prendre ces 35 kilos? Tu t'es réellement dit: "Allez je vais grossir!"? Et donc tu as mangé de tout? Tu as abandonné toutes les précautions, les régimes?

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Isa
30 mai 2016 à 22:15

Oui, je voulais qu'on me prenne au sérieux, car avec la maigreur consécutive à mes douleurs digestives, les médecins préféraient choisir la facilité et mettre ça sur le compte de troubles alimentaires, plus facile pour eux que de chercher la cause physique. Quand tu pars de très bas en poids, c'est assez facile de reprendre du poids rapidement, et je me suis lâchée. Tu remontes loin dans mes posts là, ça date et me paraît si loin tout ça maintenant ! j'ai oublié toute la souffrance et galère que j'ai connu dans le passé, on finit par oublier au final, pour ne garder que le point final : s'en être sortie :)

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Anonyme
27 août 2017 à 09:52

Quel courage tu as eu :O
J'ai aussi eu plus jeune une phase comme celle-ci, pas aussi grave mais j'étais descendue à 40 kgs... donc comme toi, traitée d'anorexique alors que non.
Actuellement, j'ai de la chance d'être soutenue par mon mari qui me cuisine toujours des bons petits plats en faisant extrêmement attention, ma famille et surtout j'ai une collègue qui vit exactement la même chose... donc on échange nos trucs et astuces et on se comprend.
Merci pour ton blog, hier j'ai eu un énorme coup de mou, un ras le bol immense et je me suis dit que j'allais venir trouver une motivation ici, et ça a marché.
Belle journée :) Marine

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